mercredi 31 octobre 2018

Refus scolaire : Quand notre zèbre ne veut pas aller au collège


Le collège nous a contacté : notre zèbre ne s'est pas présenté hier. Nous en avons parlé le soir avec lui (ou elle), cela nous a donné l'impression d'une inquiétude passagère, mais demain, promis, il ira.

Et voilà : c'est le matin, nous sommes pressés... peut-être déjà partis, et cela semble vraiment difficile pour lui. Il finit par y aller... ou pas. Et son inquiétude grandit de jour en jour... Faisant grandir la nôtre : que faire?
Si de plus, notre propre histoire avec l'école a été douloureuse, l'effet ping-pong entre notre enfant et nous va permettre à une anxiété grandissante, nourrie de part et d'autre, de prospérer.

Aussi, nous allons tenter d'en revenir aux faits : objectivement, que se passe-t-il?


A l'aide de l'écoute active, nous pouvons explorer avec notre enfant plusieurs aspects : 

- le domaine des relations sociales : comment se passe sa relation à ses pairs? Dans la cour, lors de travaux d'équipe (sports, travaux de groupes)?

C'est souvent la première chose à laquelle nous pensons : notre zèbre pouvant avoir des difficultés dans ses relations sociales, souvent nous, parents, redoutons un incident qui peut cruellement atteindre et blesser notre zèbre.
D'autant qu'il est bien difficile pour nous d'intervenir, sans envenimer la situation.

Dans ce cas, nous pourrons envisager avec notre zèbre comment aplanir les relations, en nous aidant des accords toltèques par exemple. Cela permettra à notre enfant de faire la part des choses, entre ce qui relève de son comportement, et ce qui relève des autres. Parfois, devant des comportements manipulatoires par exemple, une telle clarification est utile.

Nous pourrons également nous tourner vers le collège pour envisager avec eux comment apaiser la situation.
Le sujet du harcèlement, qui mérite un article dédié, ne sera pas abordé ici, car il mérite un développement en propre.

 - le domaine de la maison : notre zèbre, qui est comme "une sentinelle" pour le Professeur Olivier Revol, peut vouloir ne pas quitter la maison parce s'y déroule une situation qu'il souhaite "sauver".

Un membre de la famille malade, des parents qui pensent à la séparation, sont des exemples de situations qui peuvent mener un zèbre, conscient qu'il se passe quelque chose de grave chez lui - même si personne dans son entourage n'a mis de mots dessus - à vouloir rester à la maison et prendre en charge la problématique pour tenter de la résoudre.
Souvent, nos zèbres souhaitent endosser un "costume de superman" et sauver des situations : c'est d'abord parce qu'ils sont si empathiques, et vivent mal de ressentir les émotions de l'autre lorsqu'il est en difficultés.
C'est alors par le dialogue, en nommant d'abord ce qui se passe, puis en l'invitant à accueillir l'émotion que cela engendre en lui, que vous pourrez le mener vers une acceptation et à jouer sa part, et non celle des adultes, dans la situation.

- le domaine des apprentissages : comment se sent-il face à ce qu'on attend de lui? Comment vit-il le comportement des professeurs à son égard?

Souvent, c'est au collège que les élèves à Haut Potentiel Intellectuel peuvent décrocher : habitués à l'école primaire à apprendre avec facilité, sans fournir d'efforts, ils n'ont pas "appris à apprendre".

Au collège, où chaque année apparaît une nouvelle matière, il devient difficile de répondre aux attentes du professeur en puisant dans ses acquis des années précédentes ; l'enfant récolte alors de mauvaises notes. Ne sachant pas comment s'y prendre pour inverser la vapeur, notre zèbre peut imaginer que ses aptitudes intellectuelles l'ont quitté, ou qu'elles n'ont jamais existé.

mercredi 24 octobre 2018

Zou les boulons !

Aucun texte alternatif disponible.

Même si ce n'est pas encore Noël, voici une idée de cadeau qui pourrait non seulement plaire à vos enfants mais aussi renforcer l'amour entre les membres de votre famille. 🎁


Avec les enfants HPI, nous avons souvent l'impression qu'ils ont perpétuellement besoin d'amour, de preuves d'amour, de preuve de notre soutien inconditionnel tels des puits sans fond😱
Le problème, c'est que parfois nous communiquons notre amour d'une manière que l'autre ne reçoit pas. On a bien des émetteurs de chaque côté mais pas sur la bonne fréquence. Dommage ! Mais que d'énergie déployée pour un résultat parfois très décevant...
Ce jeu permet, entre autres, de "régler les fréquences" pour que chacun puisse recevoir tout l'amour que l'autre lui donne, et ce entre tous les membres de la famille.
Certains sont plus sensibles aux cadeaux, d'autres aux paroles valorisantes, d'autres aux petits services rendus, d'autres aux moments de qualité passés ensemble, d'autres encore aux câlins. (Si vous voulez, vous pouvez faire ce test pour voir quel est votre canal préféré :https://reussirlamour.com/quiz/quiz-langages-de-lamour/)
A l'aide de petits défis qui peuvent même se prolonger hors du temps de jeu, chacun apprend à mieux communiquer son amour en utilisant le bon canal.
Vous voulez plus d'amour en famille et mieux vous le dire ? 💞💝💕
Merci Zou les Boulons !

PS : ça marche aussi en couple 
PPS : descriptif du jeu : Un jeu de société collaboratif pour resserrer les boulons de la famille !
Au long d’un parcours plein de défis et de rire, découvrez 1000 et une façons d’exprimer son amour et son affection en famille.
L’univers
Entrez dans la peau… enfin dans la tôle… de la Famille Boulons, une famille un peu en panne, qui n’a plus de jus… bref, qui est en passe de devenir un tas de ferraille. Aidez-la à retrouver de l’énergie !
Comment ça marche ?
En une quinzaine de minutes, faites progresser le Turboboulon sur le parcours, relevez des défis à 2 et récoltez les 5 jetons d’énergie Gzzz, qui vous donneront droit à des Bons Pour. 5 sortes de Bons Pour : un gentil mot, un geste tout doux, une petite attention, un moment à 2 ou encore un coup de main… à partager à l’issue de la partie.
A qui s’adresse ce jeu ?
Aux parents, grands-parents, parrains/marraines, oncles et tantes pour jouer avec des enfants de 4 à 10 ans. Possibilité de jouer dès 2 joueurs (1 adulte/1 enfant).
Ce jeu contient : 1 plateau 50×50 cm, 1 pion Turboboulon, 1 dé, 5 jetons Gzzz, 33 cartes Défi, 1 flèche à tourner, 1 bloc de Bons Pour.
Temps de partie : 15 min par carte environ.

mercredi 18 juillet 2018

Les vacances, l'occasion de se mettre en chemin ?

Nous menons des vies plutôt remplies. 
Nous avons dans ce blog l'habitude de nous pencher sur la vie avec nos zèbres, qui n'est pas à proprement parler de tout repos. Combinée avec des journées de travail toujours plus exigeantes -y compris si ces journées sont au foyer- et voilà bien des parents épuisés au moment de partir en vacances. 
Nos zèbres étant de leur côté eux aussi fatigués et donc plutôt explosifs...  


Parfois, pour peu que la fin d'année scolaire ait été bien remplie, tout en les aimant inconditionnellement, nous en venons à redouter ces semaines de tête-à-tête qui s'annoncent avec notre progéniture.


C'est dans cette perspective, pour anticiper des vacances "à risque", que nous avons imaginé nos premiers projets familiaux. Mettre en route un projet familial "pas à pas", un projet que nous appelerons "kaizen", mot japonais qui signifie "amélioration continue", peut transformer bien des choses dans la vie familiale, et la rendre - osons le mot - plus vivable!


Imaginez vous mettre en chemin. Un chemin de promenade, avec des détours, des cailloux parfois sur la route, mais aussi de belles plantes à cueillir et surtout une belle vue.

Il s'agit de choisir un petit objectif, pas bien ambitieux, mais qui améliorerait votre quotidien des vacances. Ce sera le but de votre promenade.
Par exemple, vous souhaiteriez qu'une fois les enfants couchés, vous ne soyez plus dérangés, de façon à jouir de vos soirées en couple ou avec des amis.

Une fois l'objectif fixé, vous pourrez réfléchir aux moyens à mettre en oeuvre ; par exemple, vous pourrez passer un contrat avec eux ; vous pourrez imaginer avec chaque enfant ce dont il a besoin pour ne pas avoir à vous déranger : une liste de choses à faire s'il s'ennuie? Une nouvelle bande dessinée ? Un moment de dépose des émotions avec les parents, de chatouilles en famille ?

Si ça ne marche pas tout de suite, c'est normal : changer des habitudes demande de l'énergie à tous ; revoyez les moyens mis en oeuvre, essayez une autre façon de faire. Qui ne rencontre pas de cailloux sur son chemin?
Mais vos enfants auront aussi de bonnes idées, de belles initiatives : ce seront vos fleurs au bord du chemin.


Lorsque vous aurez atteint votre objectif, surtout, célébrez les réussites - même petites! S'il est normal que vos enfants respectent leur part d'un contrat, cela ne nous empêche pas de faire une fête, ou une sortie un peu différente, ou encore un bon gâteau pour célébrer le fait qu'on est heureux que tout se passe bien.

Dernière étape : on consolide, et on peut étendre l'action : une fois que les soirées où vous étiez constamment dérangés seront derrière vous, vous pourrez envisager un autre petit projet qui embellira votre vie de famille!

Alors... pour ces vacances, quel chemin de promenade vous ferait envie?




Pour aller plus loin sur les kaizen en famille, et avoir un modèle d'illustration de kaizen à remplir, plongez-vous dans notre livre :

lundi 2 juillet 2018

Et plus tard, quelle sera sa vie professionnelle?

Nous n'osons parfois pas nous l'avouer, mais lorsque nous constatons combien notre zèbre a du mal à s'adapter, à respecter le cadre, à comprendre les consignes... Nous nourrissons quelques inquiétudes quant à son avenir dans le mode du travail : certes il a de grandes capacités, mais sera-t-il en mesure de les révéler?

Le 14 juin dernier s'est tenue à l'APEC d'Ile-de-France une table ronde intitulée "les surdoués : un levier pour l'entreprise?". Intervenaient deux coachs connaissant bien le HPI, deux cabinets de recrutement spécialisés dans les profils atypiques, et un DRH d'une grande entreprise française.
Leurs propos allaient tous dans le même sens : la personne à HPI apporte une vision, des talents différents, complémentaires dans une entreprise.


Ils ont notamment souligné la capacité à avoir une vision stratégique, à prendre du recul, à avoir une pensée globale ; une capacité à l'anticipation, à prévenir les risques, à savoir résoudre les problèmes en prenant parfois des raccourcis surprenants ; une intuition, une capacité à ressentir ce qui se joue chez les interlocuteurs. Enfin, ils sont une capacité d'innover, de transformer les entreprises, si les circonstances le permettent.

Tout ceci peut en faire un collaborateur hors-pair, pour autant qu'il soit managé d'une façon très souple, par la liberté et le dialogue. Et c'est la taille de l'espace de liberté, ainsi que la clarté du cadre posé, qui seront déterminants pour le bien-être du collaborateur à HPI et la libération de son potentiel. Bien entendu, et nous retrouvons là la problématique de la relation enfant-enseignant, plus le manager sera reconnu par la personne à HPI, plus la relation de travail sera bonne.

Aussi, pour la personne à HPI, il est déterminant de se connaître, d'avoir une perception claire de son fonctionnement et de ses besoins, pour pouvoir les exprimer, notamment lors de l'entretien d'embauche. Savoir les questions à poser, écouter son intuition plutôt que de chercher à se suradapter pendant ce moment-clé,  lui permettra de valider si les conditions de son bien-être sont réunies.
La qualité du dialogue instauré sera alors un indicateur sur la possibilité de mettre en place des "soupapes" pour gérer l'hypersensibilité si c'est nécessaire - comme par exemple la possibilité d'écouter de la musique, ou le télétravail.

Un travail sur soi est également à mener pour mieux se situer en termes de poste, au regard de la reconnaissance obtenue. La personne à HPI a souvent du mal à mettre en avant ses compétences, or c'est au regard de celles-ci, autant que des résultat obtenus, que les collaborateurs obtiennent en général de la reconnaissance, que ce soit en terme de promotion ou d'augmentation. Aussi, le "self-marketing" se révèle-t-il nécessaire, comme un simple acte d'information sur son travail.

Les intervenants ont remarqué fort justement que la "génération Z", qui arrivera prochainement sur le marché du travail, présente dans les grandes lignes les mêmes caractéristiques que les HPI... Ils en concluent que, lorsque notre progéniture arrivera en entreprise, le monde du travail devrait avoir déjà fait sa révolution pour s'adapter à cette nouvelle génération, et nos enfants devraient avoir moins de difficultés à y trouver leur place.

Alors... en tant que parents, soyons optimistes : nos enfants, nos ados à HPI, en se connaissant dans leurs aspirations et leur fonctionnement, devraient détenir en grande partie les clés pour aborder de façon sereine et constructive leur relation avec le monde du travail!

Pour aller plus loin, voici le lien vers les vidéos de la table ronde :

mardi 29 mai 2018

Happy HP Family sur la RTBF !

Le 28 mai dernier, nous avons été invitées à parler du livre sur la RTBF.

Une émission à réécouter en suivant le lien :
https://www.rtbf.be/auvio/detail_tendances-premiere-le-dossier?id=2354959

Si vous voulez avoir une idée de notre philosophie, de notre manière de chercher des solutions, vous pourrez avoir un premier (court) aperçu à travers cette émission.

mercredi 16 mai 2018

La précocité chez les tout-petits

Il s'agit d'un article rédigé pour le site côté bébé. Bien entendu, les différentes spécificités décrites ne se retrouvent pas chez tous les enfants précoces. Seul un test pourra confirmer ou non la précocité.

Gabrielle Sebire et Cécile Stanilewicz, auteures de “Avec lui c’est compliqué! Vivre avec un enfant précoce, l’aider à grandir et à réussir” nous livrent leur vision de la précocité chez nos petits bouts de choux.

Pour diagnostiquer le haut potentiel d’un enfant ou sa précocité, les spécialistes s’accordent sur un dépistage à partir d’un test de quotient intellectuel (QI). Seront à HPI les personnes qui auront un QI égal ou supérieur à 130, ce qui concerne environ 2% de l’ensemble de la population.


Cela représente à l’école un ou deux élèves par classe, ce qui n’est pas négligeable ! Mais contrairement aux idées reçues, l’enfant à HPI ne se montre pas toujours brillant, à l’école ou à la maison. Car s’il a un cerveau qui fonctionne de manière très efficiente, cela ne se voit pas forcément dans la vie de tous les jours.
Comment savoir si son enfant est précoce ?

L’enfant précoce présente tout un ensemble de caractéristiques, qui, conjuguées avec ses autres traits de personnalité, le tout influé par son environnement, en feront un être unique.

Il est certes plus facile de repérer l’enfant précoce à partir de 6 ans que plus petit, car il se distinguera plus aisément des autres enfants. Pour autant, lorsqu’on interroge des parents qui ont fait tester leur enfant plus grand, sur sa façon d’être lorsqu’il était bébé, des caractéristiques communes leur reviennent en mémoire.

Bien entendu, cela ne remplace en aucun cas la passation d’un test auprès d’un psychologue compétent, qui seul pourra la quantifier et la qualifier les aptitudes cognitives de l’enfant. Mais les constats des parents et éducateur, restent un faisceau d’indices qui pourra mener à l’hypothèse d’une précocité intellectuelle. 

Tout petit…

Ainsi, dès la naissance, les parents évoquent un enfant qui semble “scanner” son entourage, son regard très scrutateur pouvant même sembler dérangeant parfois ! Il regarde avec intensité et est très expressif. Il semble en état d’alerte permanent, rien ne lui échappe.

Il est particulièrement sensible aux bruits, aux odeurs, aux goûts, au toucher, aux émotions qui l’entourent.On frôle vite la surchauffe quand trop de sens sont stimulés. 




Dès 6 mois, il analyse les situations avant de se lancer, comme un besoin de tout évaluer.

Il est impatient et n’aime pas attendre mais si on lui explique, si on donne un sens à son attente (insupportable car il aimerait que tout aille aussi vite que son cerveau), il comprend et est capable de s’adapter. C’est un bébé exigeant, pas si facile à élever !

D’autant qu’il est souvent petit dormeur, il a dû mal à lâcher prise, à mettre de côté sa vigilance pour dormir, laissant peu de répit à ses parents pour recharger leurs batteries.

Si son analyse des risques lui semble bonne, il peut se lancer très tôt dans la marche. Certains passent même de la position assise à la position debout, sans passer par le quatre pattes : on a l’impression que c’est un bébé qui saute des étapes.

En ce qui concerne le langage, très vite, il dit son premier mot. Les phrases sont rapidement correctes, et la quantité de mots qu’il mémorise chaque jour peut sembler impressionnante. Très vite, on peut avoir de vraies discussions avec lui. Il mémorise tout et sera capable de re-parler d’un détail des mois après.

Il est souvent curieux de goûter des choses nouvelles, ou alors au contraire, sera constamment inquiet face à la nouveauté.

Il pose des questions, demande des précisions et des interactions sans cesse. Il se souvient très bien des lieux.

A l’entrée en maternelle, certains reconnaissent déjà les lettres, dessinent des dessins avec beaucoup de précision dans les détails. Ils ont envie d’apprendre à lire. Parfois pourtant, le graphisme peut être très maladroit : leur cerveau va tellement vite que la main ne suit pas !

Ils ont de grandes facilités à parler avec les adultes et font preuve d’une grande imagination et sensibilité.Certains sont très actifs en classe, et “dérangent” tout le monde dès qu’ils ont fini leur activité, ce qui peut être pris par l’enseignant comme de l’hyperactivité. 

Un peu plus grand…

Un peu plus grand, souvent, l’acquisition de la lecture se fait plus tôt et seul, sans l’aide d’un adulte ou d’une méthode. L’écrit, le graphisme sont plus compliqués, notamment pour les garçons. Il semble apprendre et comprendre très vite, faire des liens.

Il est très curieux de tout et s’intéresse fréquemment à des sujets qui ne sont pas de son âge, au-delà du traditionnel âge des “pourquoi?”. Dès qu’il a fait le tour d’un sujet, il en change.
 



Souvent, il s’exprime avec beaucoup d’aisance, dans un vocabulaire choisi, varié et des phrases syntaxiquement bien construites. Il aime discuter avec les adultes.

On retrouve souvent le perfectionnisme comme trait de caractère, ce qui les rend, contre toute attente, lents, alors même que leur cerveau est très rapide.

C’est également un enfant qui peut avoir un grand sens de l’humour. Il voit rapidement les failles des personnes qui les entourent, et peut être une remarquable “mouche du coche”.
côté relations sociales…

Côté comportement, il supporte souvent mal l’échec, manque de ténacité face à l’épreuve, déteste la répétition.

Souvent ces enfants ont des difficultés à fonctionner socialement, ne veulent pas se faire remarquer et pourront alors jouer un rôle.

Ils sont fréquemment hypersensibles, ne supportent pas l’injustice, ils attachent une grande importance à l’esthétique, l’environnement.

Très souvent, on observe un décalage entre leurs facultés intellectuelles, leur maturité avancée, et leur comportement qui peut être assez maladroit ou très immature, affectivement parlant. 

Quand et pourquoi faire tester son enfant ?

Deux visions se rencontrent le plus souvent !

D’un côté, celle des parents qui préfèrent savoir si leur enfant est bien à HPI, pour être certain d’adapter au mieux leur comportement vis-à-vis de celui de lui. Et c’est souvent la préoccupation de parents lorsque l’un au moins des deux parents l’est lui aussi ! Ce dernier souhaite éviter à son enfant les difficultés d’apprentissage, donner un sens au sentiment de différence qu’il a pu connaître lui-même, et sur lequel il aura pu mettre un mot plus tard dans son parcours.

De l’autre côté, on trouve les parents qui font tester leur enfant lorsqu’ils rencontrent une problématique ; en général, c’est pour des raisons scolaires ou des difficultés de sociabilisation, d’angoisses, de crises émotionnelles intenses.



Le test qui sera proposé aux très jeunes enfants (2 à 6 ans environ) en France est le WPPSI. Il proposera une mesure des aptitudes cognitives de l’enfant qui restera approximative, et nécessitera d’être confirmé par un test WISC lorsque l’enfant sera plus âgé.

A la suite du test, il sera utile que le psychologue livre aux parents les spécificités du profil de l’enfant, pour pouvoir mieux l’accompagner dans l’utilisation de son potentiel. Les parents et l’entourage pourront ainsi mettre en place des stratégies et des pédagogies adaptées au fonctionnement particulier de l’enfant.
Quelque soit l’enfant, pour l’essentiel, pour qu’il s’épanouisse, il devra en premier lieu être alimenté intellectuellement et bénéficier d’un enrichissement s’il est demandeur.
Il devra également apprendre la contrainte, la frustration, et la loi… Même si c’est parfois un exercice vraiment difficile pour les parents et l’entourage.
Enfin, saisir au quotidien les occasions de l’autonomiser, petit à petit, contribuera à la construction de sa confiance en soi.

Pour aller plus loin :

“Avec lui c’est compliqué! Vivre avec un enfant précoce, l’aider à grandir et à réussir” de Gabrielle sebire et Cécile Stanilewicz, paru aux Editions Eyrolles le 15 février 2018, un recueil avec des pistes très concrètes pour aider les parents à trouver leurs solutions et améliorer leur quotidien avec leur enfant précoce.

samedi 12 mai 2018

mercredi 28 mars 2018

Et hop ! 

Un article de Gaëlle Picut sur notre démarche, sur les raisons qui nous ont poussées à écrire le livre, sur les difficultés que nous rencontrons avec nos enfants. 
A retrouver sur l'excellent blog "En aparté" qui, après s'être longuement intéressé à l'articulation famille/travail, se penche désormais sur les questions de parentalité. Merci Gaëlle

Article à retrouver ICI !

#Enaparté
#happyhpfamily
#Avecluicestcompliqué
#Eyrolles

mercredi 21 mars 2018

Grand-parents, on vous aime !!!



Les grands-parents : des personnes ressources à ne pas négliger pour les enfants HPI. Outre leur expérience de la vie, leurs connaissances qu'ils pourront transmettre, le recul qu'ils peuvent avoir, ils représentent aussi un excellent moyen pour les parents de souffler un peu ! Ne plus être l'interlocuteur exclusif H24 de son enfant, ça fait du bien à tout le monde !
PS : parfois, cette relation n'est pas possible pour de multiples raisons, alors si vous avez la chance d'avoir des grands-parents réceptifs, profitez-en, savourez !!!
Un article d'Arielle Adda sur le sujet à retrouver ICI

samedi 17 mars 2018

Tous en cuisine ?

La cuisine peut être un lieu très intéressant pour nos enfants car il permet de développer plusieurs habiletés et ressources essentielles pour les HPI.

 ✔ Apprendre à s'organiser, faire preuve de méthode
✔ S'ancrer dans le réel et permettre à son cerveau de se reconnecter aux sensations
✔ Satisfaire sa sensibilité
✔ Ressentir un sentiment d'utilité, d'appartenance car on prépare pour les autres aussi !
✔ Donner du sens à des savoirs scolaires : lecture, maths, physique, chimie...
✔ Avoir l'occasion de laisser libre cours à sa créativité
✔ Faire des expériences, avoir le droit à l'erreur (ce que ne renieraient pas tous les inventeurs de plats "ratés" devenus des incontournables de la cuisine à commencer par les sœurs Tatin et leur inoubliable tarte renversée !)
✔Augmenter la confiance en soi
✔ Partager un bon moment ensemble

Et tant d'autres choses... 🍲🍕🍱🍳🍛🍜🍝🍰🍢🍗🍈🍉🍓🌽🍇🍌🍍🍅🍏


 Puisque c'est le weekend, laissons-leur le champ libre pour une fois ! (Et on n'oublie pas de mentionner que "ranger et nettoyer le plan de travail" fait aussi partie de la recette !)(au besoin on leur apprend comment faire !)

 💠 Plus d'astuces et de propositions à retrouver dans "Avec lui c'est compliqué" ! #avecluicestcomplique #eyrolles #happyhpfamily

vendredi 23 février 2018

Mais qui sommes nous au fait ?

Gabrielle, mère de quatre enfants qui animent particulièrement bien sa vie, elle est aussi enseignante depuis 17 ans et a toujours fait beaucoup de choses à côté : associations familiales, création d'un blog de ressources locales pour les familles puis création de groupes de partage d'expérience pour les parents d'enfants précoces, aujourd'hui pour l'ensemble de la France (création d'une base de textes de références sur le sujet de la précocité et animation d'un réseau). Elle rédige également des articles pour un réseau de soutien à la parentalité : le Réseau des Parents.
Enfin, elle coache des enfants précoces en petit groupe pour les aider à profiter de leurs ressources et trouver des stratégies pour améliorer ce qui peut l'être.

           Gabrielle Sebire et Cécile Stanilewicz
Cécile, mère elle aussi de quatre enfants, elle est ingénieure agronome. Lorsqu'elle travaille en entreprise, elle aime expérimenter différentes méthodes de gestion de projets, d'organisation, de management... qu'elle a utilement transposé au monde de la famille.
Elle aime transmettre à ses enfants ce qu'elle sait de la nature. Et partie de la recherche du meilleur pour faire grandir des plantes, elle a tout simplement utilisé cette recherche de la meilleure solution possible pour faire grandir ses enfants.

Très complémentaires, elles ont toutes les deux beaucoup appris au contact des parents d'enfants précoces. Elles ont même tellement appris qu'elles en ont créé et animé un parcours d'ateliers-formations à destination des parents, puis ce livre : elles ont écrit celui qu'elles auraient aimé trouver en librairie.

jeudi 22 février 2018

Visite au musée pour bougillon et électron libre

C'est décidé, pour élargir l'horizon de vos zèbres, vous les emmènerez au musée. Enfin... lorsque vous aurez trouvé comment canaliser leur énergie qui parfois les rend incontrôlables...

lundi 19 février 2018

Genèse de l'écriture d' "Avec lui c'est compliqué"


Depuis bientôt 6 ans, nous organisons des groupes de partage d'expérience pour les parents d'enfants précoces, les Chantiers-Education Zèbres.  Au fil des rencontres, nous nous apercevons que beaucoup des propositions des mamans, de leurs astuces ne sont pas dans les livres. Et, pour rire, nous nous disons qu'avec tout ce qu'on a récolté, il faudrait en écrire un : celui que nous avons nous-mêmes désespérément cherché et jamais trouvé !

C'est d'abord à la création d'un parcours d'ateliers-formation pour les parents dans notre ville que nous allons nous consacrer... A la fin de la première séance, un père lance "vous devriez écrire un livre, c'est formidable tout ce que vous avez à partager, il faudrait en faire profiter bien plus de monde..."

L'histoire en serait restée là si nous n'avions pas rencontré les Editions Eyrolles. Nous faisons part de notre projet encore très utopique, car nous avons de la matière, mais avons également toutes les deux des vies bien remplies, et n'avons encore rien écrit -et à vrai dire, peut-être n'avions-nous pas imaginé vraiment pouvoir l'écrire ! Et bingo, Eyrolles nous fait confiance et nous propose rapidement d'écrire un plan puis un premier chapitre.

Et de fil en aiguille, nous voilà aujourd'hui avec ce livre. Un livre qui ne ressemble à aucun autre. Un livre de partage d'expérience, le fruit de nos expériences distinctes et plurielles : celle acquise grâce à nos enfants, celle acquise grâce à des élèves, celle acquise via des lectures et des formations, celle acquise dans le monde de l'entreprise, et enfin celle acquise à travers les nombreux échanges avec d'autres parents.
Parce que c'est ce que nous sommes, des parents qui s'intéressent à de multiples domaines de la connaissance... et qui souhaitent mettre à profit leurs expériences diverses pour embellir leur vie.


Contact :
happyhpfamily@gmail.com